Mainstage - Eskape Festival 2023
Les 28 et 29 juillet derniers, Hardcore France était de retour à Montilly sur Noireau pour la deuxième édition de son festival open-air sur 2 jours : l'Eskape Festival. Nous sommes encore sans voix par ce que tu nous avons vécu puisque le festival a évolué d'une manière impressionnante cette année. Retour sur cette masterclasse normande !
Présentation générale
Hardcore France et Hardstyle France Records se sont donc lancé l'an dernier dans la création d'un gigantesque festival open-air sur 2 jours au doux nom de Eskape Festival. Très attachés à leurs racines, le festival se tient en plein cÅ“ur la Normandie, dans le joli village de Montilly-sur-Noireau, sur le champs de Foire. Après une première édition déjà époustouflante, cette deuxième édition nous a littéralement coupé le souffle dans l'évolution est impressionnante. Le festival a vu les choses en grand avec à nouveau 2 scènes à ciel ouvert mais qui ont cette année doublée de taille !

La Mainstage aka Hard Stage a accueilli les plus grands artistes Hardcore et Hardstyle du monde mais aussi la plupart des talents du label français. Concernant la deuxième scène, elle était gérée par le label Freestyle Records pour une programmation plus éclectique mettant en avant d'autres facettes de la musique électronique avec quelques belles pépites dans des styles se tournant plus vers la Techno, l'Acid ou encore la Tekno.

L'organisation
C'était déjà une des grandes qualités de l'Eskape l'an passé et c'est à nouveau un des gros points forts du festival. Toute l'expérience de Hardcore France en matière d'organisation d'événement se fait ressentir. Ca commence dès l'arrivé au festival oÀƒÂ¹ de nombreux fléchages sont en place pour nous guider au mieux. Une fois sorti de Flers ou de Condé, le GPS ne nous est guère utile puisqu'il suffit de suivre les flèchages. Arrivé sur place, pas de bouchon, les parkings sont grands et de nombreux bénévoles nous aident d'ailleurs à nous stationner au mieux. Niveau sécurité, les agents sont extrêmement réactifs, sympathiques et disponibles au moindre souci. La gendarmerie est également présente sur le site tout en restant assez discrète.

En ce premier jour de festival, les festivaliers arrivaient en nombre et notamment au niveau du camping qui a pour l'occasion largement été étendu pour offrir plus de place et de confort au festivaliers. Ce sont près de 13 000 festivaliers qui ont participé à la fête sur ces 2 jours. Le point noir de l'édition 2022 était pour nous au niveau des entrées qui se faisaient au compte-gouttes et nous avons malheureusement eu la même sensation cette année. Après un retard d'ouverture des portes de 30 minutes dÀƒÂ» à des problèmes techniques, les festivaliers ont enfin pu rentrer mais seulement après avoir récupéré leur précieux bracelet au stand à l'entrée. Nous avons même entendu des gens se plaindre que la queue pour rentrer était encore très longue sur les coups de 21h00. Info ou infox, nous ne pourrons pas vous le confirmer puisque nous étions déjà occupé à couvrir les sets des artistes. Outre ce petit souci d'entrée, le reste de l'organisation était parfait à nos yeux. Un grand bar central entre les 2 scènes qui pourrait paraitre petit à première vu mais qui fait largement le boulot grâce à des bénévoles en nombre et efficaces, réduisant ainsi le temps d'attente à à peine quelques minutes. Les prix défient toutes concurrences avec les bouteilles d'eau à 1€, les sodas à 2,5€ et les pintes de bières à 5€, des prix rarement vus en festival et qui font du bien au portefeuille.

Niveau restauration, là aussi gros coup de cÅ“ur pour l'offre proposée en particulier sur le stand de la Jannetière que ce soient les frites fraiches délicieuses, les différents sandwiches chauds à base de merguez, andouillette, saucisse grillée au barbecue mais surtout le jambon rôti à la broche cuit au feux de bois. Un délice pour là encore des prix mini : 3€ le Hot-Dog (taille d'un tiers de baguette), 10€ l'assiette complète avec frites et jambon rôti et croyez-nous que vous n'aurez pas besoin d'y retourner 3 fois avec des portions aussi grosses. Des prix inchangés depuis l'an passé sur ce stand et là encore, ça fait plaisir ! Un stand de Hot-Dog et un de poutine étaient également présents pour essayer de compléter l'offre même si on aurait apprécié découvrir des stands qui se différencient de celui de la Jannetière avec par exemple des pizzas, des galettes ou pourquoi pas un traiteur asiatique ou créole. Il est également à préciser que dans sa démarche éco-responsable, le festival a fait appel à des producteurs locaux pour gérer ses points de restauration et une partie des offres du bar. Pour finir, une offre de restauration sucrée type À¢Â€Âœfête foraineÀ¢Â€Â était également présente avec des gaufres, crêpes, chichis, À¢Â€Â¦ ainsi qu'un stand de confiserie.

Parlons maintenant un peu du VIP qui mérite quelques petits mots. En plus d'avoir un accès à une zone privatisée comprenant un bar à cocktail et une estrade surélevée (et couverte s'il vous plait !) avec vue panoramique sur la Mainstage, les VIP pouvaient également profiter d'un coupe file à l'entrée, d'un service traiteur (offert et à volonté) dès 18h00 au niveau de l'espace VIP de la Mainstage avec au menu : petits fours salés, mini bagels, mignardises sucrées, éclairs au chocolat, À¢Â€Â¦ de quoi se régaler jusqu'au bout de la nuit ! Une deuxième estrade couverte était également installée sur la scène Techno pour offrir également du privilège sur cette scène. Seul regret, la suppression du bar privatif avec les consommations à prix réduits que l'on pouvait retrouver lors de la première édition.

Quelques boutiques d'artisans locaux, un stand de merch et même un salon de tatouage étaient également disposés le long des clôtures délimitant le festival. Le festival avait de nouveau mis en place un système cashless, presque devenu la norme dans les festivals désormais, et celui-ci est plutôt très performant et pratique à utiliser. Le problème d'attente à la bank pour recharger son bracelet à été résolu avec la multiplication du nombre de point de recharge ce qui améliore encore plus l'expérience festivalier. On réitère nos propos de l'an passé comme quoi il serait intéressant de pouvoir récupérer ce bracelet en amont soit via des points de retrait ou directement proposer une livraison à domicile aux festivaliers lors de l'achat des places. Il nous semble également intéressant de proposer des bracelets cashless de différentes couleurs (une pour le vendredi, une pour le samedi et une pour les 2 jours) afin d'éviter d'ajouter un deuxième bracelet en papier à l'entrée.

Les scènes
C'est clairement le point marquant de cette seconde édition, l'Eskape Festival a vu extrêmement gros avec de nouveau 2 scènes mais aux dimensions multipliées par 2 ! La Mainstage était d'une ampleur inattendue avec des proportions de 10m de haut pour 50m de long. Designée sous le thème À¢Â€ÂœThe Dark Ages", nous retrouvions absolument tous les éléments esquissés sur le flyer et l'affiche du festival avec ce chateau-fort, un casque de chevalier mais aussi des boucliers siglés Eskape Festival.

Montée au beau milieu du champ de Foire de Montilly-sur-Noireau, les festivaliers pouvaient également disposer d'un magnifique paysage sur la vallée en arrière-plan puisque le site se trouve sur les hauteurs de cette vallée. Au soleil couchant, c'est un spectacle de lumière naturelle qui se jouait avec des teintes jaunes/oranges dont se parait le ciel pour nous offrir un deuxième spectacle totalement différent. Une fois l'obscurité totale, c'est un troisième spectacle qui entrait en jeux.

Les nombreuses lyres et les nombreux jeux de lumière installés en colonne sur les tours du chateau offraient la possibilité de réaliser un show light exceptionnel . 6 lasers complètaient ce pack impresionnant. A cela s'ajoute pas mal de pyro et de nombreux jets de fumée horizontaux donnant la sensation au chateau de flotter. L'équipement technique est impressionnant mais leur utilisation nous laisse, comme l'an dernier, plÀƒÂ»tot perplexe puisque tout cet équipement technique ne semble pas avoir été bien exploité.

En relisant notre récap de l'an passé, nous notions que À¢Â€Âœles lyres seront restées quasiment tout le temps blanches, la déco éclairée en rouge ou bleu et les fx envoyés régulièrement au mauvais momentÀ¢Â€Â. Et bien saché qu'il n'y a malheureusement pas eu beaucoup d'amélioration sur ce point puisque les lumières étaient régulièrement (pour ne pas dire toujours) désynchronisées avec la musique, les lasers semblaient insuffisamment puissants, la pyro qui était absolument impressionnante était rarement envoyée sur les drops mais plus pendant les montées ou les breaks et le décor mal mis en avant à notre goÀƒÂ»t malgré des lyres installées sur la régie et spécialement affrétées pour l'éclairage du décor.

Le lightshow était donc assez décevant et contrastait fortement avec cette scénographie impressionnante de jour. Heureusement, nous avons pu noter une petite amélioration du lightshow sur le set de Maissouille en closing de festival sans pour autant que ce soit un des points marquants de cette édition. On aurait vraiment aimé pouvoir retrouver un lightshow digne de ce nom durant le week end et qui aurait permi à l'Eskape de marquer encore plus les esprits.

Mis à part ce petit loupé, la scène restait impressionnante tout au long du festival et nos yeux ne se seront jamais lassé de contempler ce monument aux proportions assez uniques en France. Niveau son, ce n'est pas moins de 200kW de son pour un résultat presque parfait. Il nous est arrivé d'entendre le son saturer et grésiller notamment sur les sets de N-Vitral et Act of Rage et que vous avez peut-être remarqué sur nos story pendant le weekend. La Mainstage a tout de même su faire trembler Montilly-sur-Noireau.

Pour la deuxième scène hostée par Freestyle Records, la scénographie était bien plus simple pour une ambiance plus underground et plus dark à la nuit tombée. Une déco à base de palette et de décor psychédélique, un lighshow bien plus intéressant que l'an passé même si nos remarques de la Mainstage peuvent également s'y appliquer. Petite nouveauté et qui nous a fait très plaisir : l'ajout de 4 lances flammes sur le dessus de la scène et qui fait son petit effet même si la pyro est envoyé au mauvais moment. Cependant, le gros point fort de cette scène est son soundstystem de 150kW de Void, avec ses enceintes en forme de moteur triphasé. Le son tapait vraiment très fort sur les kicks Techno, Hardtek et Tekno de cette programmation alternative réunissant de jeunes talents comme des artistes internationaux déjà bien expérimentés.

Revenons maintenant sur la Mainstage puisqu'il y a un point sur lequel nous n'avons pas parlé. L'endshow ! Seulement 2 éditions et l'Eskape nous propose déjà un endshow de plus de 15 minutes avec des feux d'artifices en veux-tu en voila ! Le show pyrothechnique était absolument bluffant sur les sons Frenchcore des artistes emblématiques de Hardcore France comme Creeds, Maissouille, Neko, JKLL, À¢Â€Â¦ L'an dernier le closing de Partyraiser avait ému tout le monde mais alors cette année ce sont des larmes de joies et de reconnaissance envers Hardcore France que nous avons vu. Eskape a marqué l'histoire de la Hardmusic en France !

L'ambiance
Après la première édition qui avait fait beaucoup de bruit aux 4 coins de la France mais aussi chez nos voisins européens, les attentes du public étaient élevées. Et bien la première chose que nous avons vu c'est la surprise générale et la stupeur dans les yeux du public en voyant la Mainstage car oui Hardcore France a une nouvelle fois surpris tout le monde. Les festivaliers étaient également très réactifs sur les sets de grande qualité de la part des artistes. L'ambiance était folle et pour cause, les artistes ont vraiment poussé le show jusqu'au bout. On se souviendra encore longtemps de cet endshow dont personne ne s'attendait (évidemment nous avions vu les artificiers s'activer toute la journée mais le public était bien évidemment dans l'inconnu). On ne pouvait clairement pas rêver mieux comme closing. Impressionnant !

Le déroulement
Pour ce premier jour de festival, une belle line-up était annoncée même si elle était moins conséquente que celle du samedi et pour cause, le festival démarrai 1h plus tard et finissait 1 heure plus tôt que le samedi La programmation est d'ailleurs un des points forts de ce festival et qui fait qu'on l'aime temps. Elle est tout simplement ambitieuse sans être dans l'excès non plus et mélange à la fois les gros guests internationaux, nos gros guests français et nos pépites françaises moins connues mais tout aussi talentueuses. La timetable était un peu étrange pour le vendredi puisque nous alternions sans cesse entre Hardstyle et Frenchcore/Hardcore ce qui semblait casser un peu l'euphorie du public à certains moments.

Cette première journée de festival a donc démarrée pour nous sous le signe du Hardstyle et du Rawstyle avec le gagnant du DJ contest. Comme dit un peu plus haut, le festival a subit des problèmes techniques de dernières minutes ce qui aura malheureusement racourci son set.

Justement, après lui, ce fut le DJ colombien Razorbeat à prendre les platines avec 15 minutes de retard afin de laisser un peu plus de temps au DJ Contest pour s'exprimer devant les premiers festivaliers. N'étant pas fan des sonorités Hardtek, c'est l'occasion pour nous de rendre visite à la scène Techno dont Ron à pris les commandes. Le DJ local que nous avions déjà pu voir lors du Before Eskape au Garden Club de Flers à de nouveau fait sensation avec son set Techno en ramenant un bon nombre de festivalier devant la scène.

On continue cette journée avec la première moitiée du set de l'incroyable Shadow Remington. Cet artiste est capable de tout : envoyer des gros sons Techno puis enchainer sur de la Hardmusic en faisant un petit détour par la Bass Music. Le registre musical est très vaste et le public conquis par ce set original et hybride. Nous partons ensuit sur la Mainstage pour aller voir le b2b qui oppose Progamers et Kriptonic, le co-président de Hardcore France à la tête de l'Eskape. Nous sommes là sur un set Frenchcore qui arrive malgré tout à aspirer du public à Shadow Remington. On aura d'ailleurs pu profiter des plus gros titres sortis sur Hardcore France ce qui n'est pas pour déplaire aux festivaliers.
Après ce gros set Frenchcore, la Mainstage repasse en mode Hardstyle avec un nouveau b2b opposant 2 de nos meilleurs artistes Hardstyle français : Damien RK et Devotion. Il n'est pas rare de les voir régulièrement ensemble et pourtant c'est bien la première fois que les 2 compères se produisaient en b2b. Ils nous serviront sur un petit plateau les meilleurs bangers du moment dans le registre Hardstyle/Rawstyle mais aussi leurs nombreuses compositions en solo ou en collab. Le public est très réactif et la foule est également beaucoup plus impressionnante que l'an passé avec tous ces festivaliers massés devant la scène.
Fant4stik prend le relais sur la Mainstage et c'est l'heure pour nous de faire une petite pause avant de retourner sur la scène Techno pour découvrir Nure. La DJ Techno a envouté le public avec ses sonorités à la fois douces et brutales. C'est un enchainement de kick qui cognent comme pas permis sur ce système son de 150kW de chez Void Acoustic.

A 20 heures, il était temps pour nous de rejoindre la Mainstage pour assister à un des acts que nous attendions le plus. Krowdexx l'un des duo émergents les plus influents du moment dans le domaine de la Hardmusic avec leurs sons Rawtempo produits à la perfection. Une nouvelle fois habillé en jaune fluo et masqué, le duo se transforme en une véritable boule d'énergie pendant 2 heures. Les kicks Rawstyle résonnent dans le bocage normand et les zaagkicks fusent dans tous les sens. Ils ne font pas dans la dentelle mais c'était clairement prévisible puisque leur dernier album sorti en mars est déjà une référence dans le milieu et qu'ils en ont joué une bonne partie durant le set.
On enchaine ensuite sur un nouveau b2b inédit entre JKLL et E-Coli qui nous ont bien évidemment fait un set Frenchcore à souhait puisque c'est leur style de prédilection. La fusion entre les 2 artistes sur scènes est réelle et elle crée une osmose entre eux et le public qui n'hésite pas a envoyer beaucoup d'énergie à nos 2 français. Même si notre Creeds national joue en même temps sur la scène Techno, le public est toujours présent devant la Mainstage.
C'est ensuite le moment du grand final du jour 1 qui arrive avec un enchainement de set Act of Rage, Mr Bassmeister live et Angerfist ! Act of Rage c'est le grand classique du Rawstyle : des kicks percutants, des mélodies reprises à pleine voie par le public et une énergie débordante sur scène. La nuit tombe sur Montilly et la scène commence à s'illuminer et à sintiller sur les drops de ses tracks iconiques : Rejectofrage, Road Rage, Dirty ou encore plus récemment Magnetism mais tout autant appréciée par les festivaliers.
Avant dernier set de cette première soirée, le druide allemand Mr Bassmeister a parcourut plusieurs milliers de kilomètres à bord de sa caravane pour venir à l'Eskape donc autant vous dire qu'il n'a pas fait le déplacement pour rien.Avec son MC, lui aussi déguisé, il nous a fait un set Frenchcore aux BPM soutenus. Pour son tout premier live, Mr Bassmeister était survolté et nous a joué ses titres phares comme Cocaine avec Maissouille ou l'excellente RIP your Face Off avec Neko.
Pour le dernier set de la journée, Hardcore France a fait confiance au légendaire Angerfist ! Attendu par le public comme un véritable roi, l'homme masqué n'a pas caché son intention d'envoyer du lourd. La Mainstage est désormais la seule scène ouverte et le public est massé en nombre pour assister au show de la plus grosse tête d'affiche de cette édition. C'est désormais une habitude depuis quelques temps pour lui de démarrer ses sets avec quelques drops Hardtechno qui font grimper l'impatience du public. Lorsqu'il envoie les premier kicks Hardcore, c'est en toute logique que le public s'extase.
La légendaise hollandaise enchaine les titres sans véritable temps morts et c'est une heure intense que vit le public. De Bounce à The fist and The Hammer en passant par Deadly Fist et sa mythique track Blackness, la discographie de ce set est large et longue. Rare sont les artistes qui envoie autant de titres différents. Le set se termine en toute majestuosité avec l'Uptempo de Break your face de Deadly Guns et N-Vitral et fait rare sur un set de Angerfist, de la Terror ! Le closing de ce dernier jour était majusteux. Un bon repos s'impose pour enchainer sur le deuxième jour qui s'annonce encore plus énervé !
Pour le deuxième jour de l'Eskape, le soleil était une nouvelle fois au rendez-vous sur le bocage normand. Cette deuxième journée s'annonçait chargée, épuisante et compliquée sur les choix à faire entre la scène Techno et la Mainstage tant la programmation est de qualité sur les 2 scènes.

A 14h00, l'ouverture du festival a débuté sur un set de l'excellent Yoni, local de cette édition, sur la Mainstage. Un bon set Hardstyle que l'on apprécie particulièrement dans ces débuts de journée pour terminer sur des titres un peu plus Rawstyle. Face à lui c'est Richard Beaudry aka Mofy qui s'occupe de l'opening de la scène Techno. Régisseur du festival, il manie aussi bien les platines que l'organisation de ce festival. Les rythmes de la Techno qu'il nous offre ne s'affolent pas pour laisser le temps aux artistes suivants de monter en puissance pour le closing. Un set parfaitement adapté qui aura su nous transporter.
Vient ensuite le temps de la prestation de Krykor, une de celles que nous attendions le plus sur ce weekend. Après s'être fait remarquer au LFV ou au Xses avec son concept de set immersif, il nous était impossible de le louper. Toujours aussi bien mis en scène, il est cette fois arriver sur scène accompagné de ses portes drapeaux et de son déguisement qui colle parfaitement au thème de ette année À¢Â€ÂœThe Dark AgesÀ¢Â€Â. Son set nous a réellement transporté dans le passé, au milieu du Moyen-Age avec les nombreux edits de tracks qu'il a lui même composé spécialement pour l'occasion. Sa tracklist est également choisi avec soin puisqu'il nous aura fait naviguer entre Way of the Warriot de Myst, Melody of Victory de Solstice ou encore un edit exceptionnel made in Krykor de Reignite de Headhunterz . Un grand bravo à lui pour cette très belle performance !
Changement total de registre à 16h00 puisque le duo belge Rayzen monte sur scène. Fini les mélodies, les bonnes petites vibes Hardstyle, et la douceur de ce début de journée, place aux gros kicks Xtra Raw et aux Zaagkicks ! Le duo ne fait pas dans la demi-mesure puisque les drops Rawtempo fusent sur Montilly sur Noireau. Nous les avions déjà vu quelques fois en live, certe il y a plusieurs mois, et on ne s'attendait clairement pas à un set aussi énervé et qui en a fait transpirer plus d'un. Evidemment la fameuse reprise de Numb par Rebelion et Vertile est tombée, tout comme quelques une des tracks du dernier album de Krowdexx. Le contraste est marquant avec le set immersif de Krykor juste avant, mais ce n'est pas pour nous déplaire.
Les belges ont laissé la place au talent parisien de chez Hardstyle France : L'étrange M. Rédan. Son set en 2 parties était vraiment très intéressant avec une première demi-heure plutôt À¢Â€ÂœcalmeÀ¢Â€Â avec des tracks Hardstyle plus ou moins énervés avant une seconde partie beaucoup plus énervés et bien plus intéressante à nos yeux. Son instinct de rockeur et son amour pour le métal se sont enfin réveillé et il s'est littéralement transformé sur scène pour nous envoyé ses sons mélengeant Métal, Dubstep et Hardmusic. Un véritable délice pour nos oreilles quand il nous a joué ses productions Métalorgie, Toccahard ou encore Cataclysmic. On en redemande encore !
Petite nouveauté de cette année, l'Eskape Hour. Sur un mix d'une heure pré-enregistré de Mighty Spiritz, c'est une vague d'artiste et de performers déguisés sur le thème du Moyen Age qui entre sur scène. Du Hardstyle en passant par le Raw puis la Frenchcore, ce moment nous a permis de redécouvrir quelques sons du label Hardcore France. Si c'était un très bon moment, ce n'est clairement pas ce que nous retiendrons de cette édition puisque çà ne ressemblait finalement qu'a un vulgaire copier coller de la Power Hour de Defqon.1 sans la folie et l'exubérance d'fx et de performers. Il manquait à notre goÀƒÂ»t la À¢Â€ÂœpatteÀ¢Â€Â de Hardcore France dans ce show mais on n'a nul doute qu'ils sauront s'améliorer dans les futures éditions si ce show venait à perdurer.
Après une apparition remarquée, déguisé en canard géant pendant l'Eskape Hour, Mighty Spiritz prenait place derrière les platines. La figure phare du Rawstyle chez Hardcore France nous a à nouveau joué un set bourré d'énergie avec sa discographie bien à lui. Malgré la pluie qui est venu jouer les troubles fête durant le set, le public était au rendez-vous et bien plus nombreux que lors de la première édition. Le set fÀƒÂ»t ponctué par quelques moments très sympa oÀƒÂ¹ Wild Fox enchainait quelques rift de guitare électrique et quelques chants au micro. Un set très appréciable qui se terminera avec ses quelques sons Uptempo qu'il a pu faire avec Soulblast notamment.
Le retour du soleil signe l'arrivée de la pétillante australienne Mish. Signée chez Agressive Records, on ressent clairement cette influence italienne qu'on retrouve chez Sickmode ou encore Rooler. Mish enchaine pendant 1 heure les titres Raw et Xtra Raw et ses collabs avec de nombreux artistes comme Sickmode, Rooler ou encore Krowdexx. Le public apprécie le set et Mish nous envoie toute son énergie. Les kicks cognent fort sur le champs de foire et ce n'est qu'un amuse bouche de ce qui arrive après.
C'est ensuite l'un des artistes hollandais les plus féroces qui est entré sur scène durant cette À¢Â€Âœgolden hourÀ¢Â€Â. N-Vitral n'a pas ménagé ses efforts puisqu'il a comme à son habitude envoyé des gros kicks Hardcore à l'influence Uptempo. Le public est présent pour assister à ce déferlement de violence. La tension monte jusqu'au moment oÀƒÂ¹ il décide d'envoyer son énorme collab avec Act of Rage : The Next Level mais aussi sa collab avec Deadly Guns ou encore Vertile : Run till the Renegades. Le coucher de soleil sur la vallée en arrière plan est vraiment magnifique et vient sublimer le show déjà bien garnit avec la pyro, les lumières et la fumée.
On sent que la fin du festival approche mais il reste encore quelques sets à vivre dont celui de Neko. Entre 2 footings pour régler des problèmes sur le festival, Neko a trouvé le temps de monter sur la Mainstage pendant 1 heure 15 pour offrir un dernier set Hardcore au public normand. En tant que manager du label Hardcore France, il était évident pour elle de caler quelques belles petites pépites du label comme son remix de Poupée de son de Creeds et Helen Ka, Stronger de La Teigne ou encore l'incontournable Valenkick qu'elle a produit avec Maissouille. Etant assez proche de Footworxx, elle nous a également montré son affection pour l'Uptempo avec des tracks beaucoup plus pêchues comme la collab entre D-Fence et GPF À¢Â€ÂœVirginÀ¢Â€Â.
Parfaite transition pour passer au set suivant puisqu'il s'agit du seul et unique écossais complètement barré, on invoque Greazy Puzzy Fuckerz aka GPF pour les intimes ! Avec un slot de 45 minutes, on s'attendait à ce qu'il nous joue son set de Defqon intitulé À¢Â€ÂœD:/gpf/live/ ThePiepShow2023.wavÀ¢Â€Â (oui, même le nom du show est complètement allumé). Nous n'étions pas si loin que ça de la vérité puisque il a commencé par salué le public avec un petit "Hi ! Hi ! Bonjour !" qui nous a fait mourir de rire sans tarder à lancer son premier son pour arriver sur un de ses remix totalement WTF de Miracle de Calvin Harris. On aura le droit également à une reprise de Crazy Frog complètement barrée, ou encore de Baby Shark, le tout à base des Piepkicks délirants de GPF.
Petit plaisir personnel au sein de l'équipe, son fake drop monstrueux de Cummin on your Face qu'il avait dévoilé à l'occasion de son set à Defqon.1. Au lieu d'envoyer le drop, il balance un break latino aberrant de Chacaron pour renvoyer le drop de Cummin on yout Face sans prévenir quelques secondes après. Un set complètement déjanté oÀƒÂ¹ le sérieux est à proscrire pour des bites en tout genre et des poupées gonflables. L'univers décalé de GPF sucite toujours autant d'admiration que de dégout comme nous avons pu le constater une nouvelle fois à l'Eskape
Avant dernier set de cette seconde édition et cette fois c'est une battle totalement sérieuse à laquelle se sont livrés DRS et Sandy Warez. Le duo Uptempo a fait fumer le système son pendant que nous en avons profité pour nous poser avant le dernier show de la soirée.
Place désormais au grand closing avec le patron de Hardcore France et du festival : Monsieur Maissouille ! Pour cette occasion si spéciale et ce closing, l'artiste normand nous a offert un set vraiment différent de ce qu'il peut faire d'habitude en jouant tous les styles de Hardcore possible que ce soit Frenchcore, Hardcore plus mainstream, Uptempo, À¢Â€Â¦ Ses classiques Frenchcore Cancan, la Grande Embrouille ou encore Rien de rien avec Soulblast font des ravages dans le public. Le public est d'ailleurs incroyablement chaud et il est rare de le voir aussi nombreux et en forme en fin de journée. Il est 01h45 et les BPM s'arrêtent, le public applaudit en pensant que c'était là fin mais pas du tout !
Maissouille rallume le son en envoyant les plus gros bangers du label Hardcore France : l'iconique Push Up de Creeds, la Strasbourgeoise de Maissouille et JKLL, Cocaïne de Mr Bassmeister et Maissouille, À¢Â€Â¦ La tracklist est monstrueuse et ce n'est pas tout puisque le show est également mémorable puisqu'il s'agit en fait d'un endshow digne des plus gros events hollandais. Les feux d'artifices explosent par milliers dans le ciel étoilé de la Normandie, le show light est entièrement timecodé ce qui le rend sublime, les flammes et la fumée sont envoyés dans tous les sens ; on en prend clairement plein les yeux pendant 15 minutes ! Eskape n'a fait aucune concession sur cet endshow et nous en sommes encore complètement stupéfait !
Conclusion
En cette fin de deuxième édition, les avis sont unanimes pour dire que l'Eskape est bel et bien le plus gros festival Hardmusic de France et un des meilleurs. Il est vrai qu'avec 13 000 festivaliers cette année, l'Eskape à plus que doublé sa fréquentation en 1 an. Une performance remarquable en France et qui confirme l'ambition et les envies de Hardcore France de créer un mastodonte. La programmation était une nouvelle fois plus que soignée avec des guests 5 étoiles et une mise en avant de nos artistes français que nous apprécions beaucoup. Il y en a vraiment pour tous les goÀƒÂ»ts : Hardstyle, Rawstyle, Hardcore, Frenchcore, Uptempo, Techno, Acid, À¢Â€Â¦

Nous connaissions Hardcore France pour leurs soirées Invasion au Warehouse et dans d'autres clubs depuis plusieurs années et savons à quel point l'organisation et les sets sont de grande qualité mais il faut avouer qu'ils nous ont une nouvelle fois bien surpris avec peu de problème de flux et d'organisation. Mis à part les quelques petits détails évoqués plus haut qui aurait pus être amélioré, il ne faut pas oublier que ce n'est que la deuxième édition, que le festival est encore (très) jeune et qu'ils nous ont fait un quasi sans faute. Une Mainstage absolument fantastique en terme de déco, un son exceptionnel outre les petites exceptions déjà citées, aucune attente aux bars et points de restauration, un espace Chill-Out pour se reposer, un coin VIP vraiment bien positionné avec des services quasiment jamais vu dans d'autres events et même une plateforme dédiée aux personnes à mobilité réduite. Tout y est pensé de la meilleure des manières. On ressent la volonté des équipes de nous faire vivre une expérience à la hollandaise, ce qui est plutôt très bien réussi pour un festival perdu dans un petit village normand.

De nombreux habitants de Montilly-sur-Noireau ont également souligné la surprise qu'ils ont eu quand ils ont constaté la bienveillance et le respect des festivaliers et l'organisation millimétrée du festival bien loin de certains stéréotypes que peuvent avoir beaucoup de personnes hors du milieu de la Hardmusic. On terminera sur un dernier point qui nous rend vraiment aigris dans des festivals comme Defqon.1 ou Tomorrowland, c'est la quantité de déchet au sol. A l'Eskape, le site est propre et nous n'avons vu aucun déchet au sol et ce, grâce à un système d'ecocup avec consigne que le festival a mis en place. Les grands festivals devraient prendre exemple car niveau confort, on ressent vraiment une grande différence.

Encore merci à toute la team de l'Eskape Festival pour leur accueil et en attendant la prochaine édition, vous pouvez revivre le festival en photo avec notre album dédié à l'Eskape ou alors en vidéo avec notre playlist.